28 décembre 2007
Pétition pour Rodrigues
Vous avez peut-être été informé des dernières difficultés entre l'ile Rodrigues et Maurice. Depuis quelques temps, les relations n'étaient pas au beau fixe. Depuis quelques jours, la situation a évolué et a viré carrément à la crise (voir article ci-dessous). A tel point que l'on (re)parle de cission et donc d'indépendance (ici, en Belgique, on sait de quoi au parle politiquement parlant.
Bref, sachez que la position de l'association Coulair Kréol ASBL est claire. Nous sommes opposés à une quelconque séparation des deux îles et à une indépendance rodriguaise. Nous sommes par contre favorable à un net élargissement des compétances régionales de Rodrigues.
Pourquoi contre une indépendance ?
1° Bien que l'ile a ses spécificités, son identité ne fut-ce de par son histoire est liée à celle de Maurice.
2°Economiquement, Rodrigues de par sa position géographique, sa taille et la situation actuelle de ses secteurs phares (tourisme, pêche, agriculture) n'est pas en mesure de voler complètement de ses propres ailes.
3° Politiquement, l'expérience de ses ténors n'est pas suffisante pour opérer une cission. L'ile ne dispose d'un conseil régional que depuis 2001.
4° Adminitrativement, cela risque de créer pas mal de problème car quid des (trop) nombreux emplois administratifs occupés par des mauriciens de pure souche qui risquent de retourner vers l'ile soeur en cas de cission.
Nous sommes cependant favorable à un élargissement des compétences régionales. Nous trouvons que l'état mauricien a trop de pouvoir décisionnel dans la gestion de l'Ile; pouvoir qui n'a fait que s'intensifier avec le retour aux affaires des travaillistes, Rangoolam en tête.
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Article du journal "l'Express" de mercredi 26 décembre 2007.
ADMINISTRATION
Réflexions sur l’indépendance
Du coup, depuis la semaine dernière, il a lancé un mot : celui de l’indépendance de Rodrigues, sur fond de tensions et de rapport de forces institutionnelles entre Port-Louis et Port-Mathurin. Johnson Roussety évoque le sujet en établissant un parallèle avec Maurice, au temps de son accession à l’indépendance. Il fait ressortir que la réflexion que font certains Mauriciens, à savoir que l’indépendance de Rodrigues pourrait être envisagée que dans cinquante ans lui fait penser «aux économistes qui avaient prédit que les Mauriciens allaient mourir de faim» lorsque la question de l’indépendance de Maurice avait été évoquée il y a quarante ans. «L’attitude adoptée par certains Mauriciens ne me donne plus envie de venir à Maurice, il y a trop d’arrogance», lâche le chef commissaire. Benoît Jolicoeur, ex-ministre de Rodrigues, estime pour sa part que la question de l’indépendance de Rodrigues «doit faire l’objet d’une sérieuse réflexion à tête reposée et à laquelle doivent participer les forces politiques, les organisations non gouvernementales et même avec les Rodriguais qui ont émigré en Australie et qui ont pris du recul». «Je maintiens ma décision. La décision de l’Assemblée régionale de payer l’allocation pour mauvais temps est légale et irrévocable», insiste Johnson Roussety. Selon lui, le terme indépendance à une incidence sur l’économie, sur la société, sur chaque individu. D’où son insistance, dit-il, pour que le peuple Rodriguais soit informé des avantages et du prix à payer pour l’accession à l’indépendance. Sur la question de l’allocation pour mauvais temps aux pêcheurs, il dit déplorer le refus du ministre des Finances, Rama Sithanen, d’accéder à la motion en ce sens qui avait été votée par l’Assemblée régionale. Selon lui, en prenant ainsi position, le gouvernement a voulu «affaiblir et grignoter le pouvoir de l’Assemblée régionale». «Je pense que les deux blocs politiques auraient dû se mettre débout comme un seul homme pour que le pouvoir de l’Assemblée régionale soit respecté», ajoute-t-il. Benoît Jolicoeur fait aussi remarquer que ce n’est pas la première fois que le gouvernement campe sur sa décision sur des sujets de préoccupations qui touchent l’île Rodrigues de près. «Après Dharam Gokhool, le ministre de l’Education sur la Rodrigues Education Development Company (REDCO) et Asraf Dulull, ministre des Terres, c’est au tour du ministre Sithanen, cette fois, d’essayer de tout faire pour interdire aux Rodriguais de travailler de manière autonome. Cette attitude me force des fois à me demander si certains ministres ont lu le Rodrigues Regional Assembly Act.» Jean-Marie Richard qui vote à Rodrigues depuis l’an 2000 et qui participe activement aux débats concernant l’île, donne aussi son avis sur la question d’indépendance : «Chaque groupe humain, chaque peuple doit pouvoir exercer librement son choix et son droit à l’autodétermination. Cela concerne le peuple de Rodrigues mais aussi nous tous en tant que citoyen d’une même République.» D’où son souhait pour la mise en place d’un collectif citoyen, transcendant tous les clivages pour parler ensemble des implications socio-politiques, culturelles et institutionnelles d’une évolution politique de Rodrigues. «Il faut discuter ensemble des options offertes de part et d’autre dans une perspective de mondialisation. Cette question s’inscrit dans le cadre du débat démocratique. Reste à savoir maintenant si ceux qui la dirigent aujourd’hui et demain sauront reconnaître les capacités et surtout l’intelligence collective stimulant l’aspiration de toute une île. De tout un peuple», ajoute-t-il. Jean Marie Richard n’a pas manqué de critiquer Nicolas Von Mally, leader du Mouvement rodriguais (MR) et Serge Clair, leader de l’Organisation du peuple rodriguais (OPR). «Johnson Roussety a réussi à damer le pion du leader de son parti en matière de programme et de vision. Ensablé dans son confort zone de 4e député correctif de Rodrigues à l’Assemblée nationale, il n’a pas eu d’autre alternative que de calmer le jeu au risque de désavouer publiquement le chef commissaire.» Il est difficile, dit-il, de s’associer, et encore moins de développer, un tel concept quand la vision politique semble se limiter au strapontin du ministère de Rodrigues. En ce qui concerne la prise de position de l’OPR, il affirme que «ce parti est non moins pathétique face à cette nouvelle donne qui semble dépasser l’entendement de son leader Maximo. Ce dernier a toujours fait l’anguille quand il s’agit de parler publiquement d’autodétermination ou encore d’éthnicité en se gargarisant du désormais concept creux de “spécificité”». Claude Wong So, l’ex-Island Chief Executive, pense qu’il faut être réaliste sur la question de l’indépendance. «Il faudra bien réflechir pour savoir comment l’île va survivre.» Jean-Claude Bibi, avocat et ex-conseil légal de l’Assemblée régionale, pense de son côté que Rodrigues pourrait devenir la proie des puissances étrangères ou de grandes multinationales. L’île court également le danger d’être privatisée à outrance mais il n’est toutefois pas interdit de réfléchir pour accorder plus d’autonomie à Rodrigues. «Il n’est pas dans l’intérêt de Rodrigues de réclamer l’indépendance. Historiquement, nous avons de multiples liens familiaux qui nous unissent depuis de très longues années. D’où la nécessité pour Maurice et Rodrigues de travailler ensemble.» Ashok Subron, porte- parole de Resistanz ek Alternatif, accuse le ministre Sithanen et Ali Mansoor, le secrétaire financier, de pousser au «démembrement» de la République de Maurice de par leur manière de gérer ce problème d’allocation aux pêcheurs. «La solution ne se trouve ni dans le démembrement ni dans la séparation de Rodrigues de Maurice mais dans l’unité de tous les opprimés des citoyens Rodriguais et Mauriciens. L’île Rodrigues, précise-t-il, a le droit de choisir quel type de développement est bon pour elle sur le plan économique et social.» Il ajoute que le ministre Sithanen, de par son refus d’accorder une allocation aux pêcheurs, «est carrément un néo-libéral et ne tient pas en ligne de compte la réalité de Rodrigues». Alain Ah-Vee du Parti Lalit, ne se prononce pas pour sa part de manière définitive sur la question : «Il faut approfondir le débat pour plus d’autonomie à Rodrigues dans le contexte de la République», lâche-t-il. |
26 décembre 2007
Elections 2008
ELECTION PRESIDENTIELLE 2008 – ASBL COULAIR KREOL
Vu les règlements et statuts régissant notre ASBL;
vu la décision du conseil d'administration, entérinée par l'Assemblée Générale d'Octobre 2006, d'organiser des élections en vue de renouveler le mandat de la présidence; ceci, 1 an avant les autres postes du conseil d'administration afin d'assurer une certaine stabilité;
il est porté à votre connaissance que des élections pour le poste de président de l'ASBL Coulair Kréol se tiendront lors de l'Assemblée Générale du samedi 8 mars 2008.
Conditions pour être candidat:
être âgé de 18 ans minimum et domicilié en Belgique;
être membre de l'asbl au moment de l'ouverture de l'assemblée générale du 8/3/08, 16h;
être capable de motiver sa candidature devant les membres de l'AG du 8/3/08 et répondre à leurs questions.
Les candidatures écrites et motivées sont à transmettre par courrier simple au siège de l'ASBL – rue de l'Yser 34 à 7180 Seneffe pour le 20 février 2008 au plus tard, le cachet de la poste faisant foi.
Au nom du C.A. de Coulair Kréol ASBL,
Christophe MONTEE, président.
NB: des informations complémentaires peuvent être obtenues en téléphonant au 0474/42.00.10.
